Mercredi 7 janvier 2009
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Déjà, le 747-400 de la Delta Airlines approchait la piste 35 de l'aéroport de Casablanca Nouacer. Majestueusement, il se posa et freina sous l'inverse de poussée et le déployement des ses "spoilers" ou aérofreins. Des nuages de poussières noirâtres s'élevèrent derrière ,
dans son sillage.Il s'immobilisa dès qu'il put réduire sa vitesse à moins de 60 kias. Tout le monde à bord semblait satisfait du voyage. Des touristes mexicains. Quelques européens en transit, tout comme notre passager à l'allure sombre.
Le très redouté, Kurchez. L'homme à l'allure austère se leva , saisissant son sac de voyage. Il mit de l'ordre tout autour de lui et affublé de son chapeau attendit que le passage fut libre pour sortir de l'avion. Les yeux cachés derrière des lunettes qui n'inspiraient aucune confiance. Il vérifia ses papiers. Tout était dans l'ordre, son passeport dans la poche intérieure de son veston sur le côté gauche. Le "Squale" descendit les marches de l'escalier mobile. Il se tint tout juste derrière un autobus de la RAM qui devait déposait tout l'équipage et une bonne partie des passagers dans l'aérogare.
Sans adresser une parole, l'homme à l'allure trapue continua son chemin, emporté par l'autobus de l'aéroport. Le jour s'était bien levé. Il n'avait aucune notion du temps.Il faisait un peu frais. Il dut attendre dans une salle tout comme les autres passagers en transit pour Palerme. Des destinations s'affichaient en cadence , sous le bruit de crécerelle des panneaux indicateurs. Il lut Palerme, à 10 heures du mâtin...vol Al Italia 900. Arrivée vers 13 heures trente minutes , heure italienne.Scrutant son billet, c'était, le vol qu'il devait prendre demain se disait-il.
Aujourd'hui, il pouvait faire un tour à Casablanca. Des hôtesses vinrent à sa rencontre, le saluèrent poliment et lui indiquèrent, après avoir lu son billet, le stand de renseignement adéquat. Il remercia sans sourire.
El Comandante se dirigea vers le stand "Aéromexico" ou se tenait un stewart d'acceuil , bronzé, à l'allure macho. L'homme portait une petite moustache typique des amérindiens du sud. Kurchez, savait à première vue qu'il était un compatriote. Il s'adressa à lui en espagnol, tout en tendant son billet d'avion et une partie de sa paperasse de voyage organisé.
- Bienvenido, Senior, à Casablanca !... Pardon Comandante, je ne vous avez point reconnu !. Dit Le Mexicain.
L'homme claqua de ses doigts, et deux hommes accoururent pour débarrasser le "squale" des ses bagages à main. L'un des deux hommes lui indiqua la sortie et une somptueuse Mercedes l'attendait dehors. La porte en verre s'entrouvrit. El Comandante déambula rapidement . Il s'installa à l'arrière de la Mercedes aux verres noirs fumés complétement. Un chauffeur salua respectueusement. Il se présenta :
- Senior, je suis votre garde pour la journée, je m'appelle Ramon !.
Je dois vous emmener à l'hotel Sheraton. Mais d'après, certaines nouvelles, nous irons au Carlton, pour votre sécurité, je suis désolé !.
El Comandante fit signe d'approbation. La Mercedes fit ronfler son moteur puissamment, ses pneus grincèrent, ce qui fit frémir quelques douaniers aux abords d'un trottoir de l'entrée.
Le soleil s'était levé depuis un bon moment, une route emplie d'arbres et longue. El Comandante , se recroquevilla dans la tièdeur de son manteau qu'il refusa de quitter. Il ferma les yeux. Pensant prendre du repos le long de ce trajet insignifiant devant le reste de l'opération. Le chauffeur Ramon jetait des yeux furtifs pour s'assurer de l'identité de l'homme. Emerveillé , il avait dans son regard , un boss, un véritable grand patron des affaires militaires de L'Amérique du Sud et, il ne rêvait pas, El Comandante, le redoutable homme d'acier était assis derrière lui, sur le divan arrière de sa Mercedes.
Dans les locaux de douanes et les services de police de l'air marocain.
L'alerte était donnée. Un "félin" était entré . Des téléphones retentissaient et des "portables" sonnaient à tout rompre. C'était, fait, la sécurité marocaine avait les yeux braqués sur lui. Ses moindres gestes étaient à présent contrôlés et analysés, voir épiés. Ils, les hommes de loi, en uniforme, ne redoutaient qu'un seul qualificatif, la drogue.
Par SASSANE
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Publié dans : aventures55
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Communauté : FANTASTIQUE IMAGINAIRE ECRITS
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